Qui sommes-nous ?

Stéphane est le président de BW

Stéphane Nappez est un pot. C’est tout bête un pot. C’est rond, ça contient des choses délicieuses ou infâmes, douces ou amères. Sa valeur ne se mesure que plein de ce qu’il n’est pas. Vide, il résonne des premiers blés. Il renvoie aux rotondités culières, aux bouillons et aux légumes du jardin. Ne pas en avoir, c’est la tuile.

Pour le reste, Stéphane n’est plus journaliste, il n’est plus prof, il n’est plus lexicographe, il n’est plus agent de sécurité. Il rêve de rêver de tigres dans une cabane.

Fabrice est le trésorier de BW

Fabrice Chillet est un couteau suisse. Il a longtemps abusé des outils de ce couteau de poche multifonctions par curiosité ou par distraction. Un totem aussi pour le passage à la vie d’homme. Un jouet qui coupe, qui taille, qui sculpte. Sur terre et en mer, il a manié la grande lame inoxydable, l’ouvre-boîte, l’écailleur, les ciseaux, le tournevis et son préféré, le poinçon alésoir avec son chas d’aiguille pour la couture du cuir et de la toile à voile. Aujourd’hui, Fabrice Chillet manie la scie à bois pour construire des cabanes. 

Emmanuel est le secrétaire de BW

Emmanuel Renart est principalement une carte géographique. Il préfère de loin les cartes IGN au vingt-cinq millième (notamment parce qu’elles indiquent les dernières cabanes de bergers dans les montagnes). Jeune enfant, Il croyait que de l’autre côté de l’eau correspondait à l’Angleterre et, comprenant mal que la voiture familiale ne prenne le pont pour s’y rendre, il rectifia la carte d’un trait, de Dieppe à Brighton. Adolescent, Il chercha sur une carte Michelin le lieu où vivait son amoureuse, alors qu’il ne la connaissait pas encore. Aujourd’hui encore il suit mentalement sa position sur la carte, tel un GPS.

Cécile

Cécile Portier est un alambic. On croit toujours qu’un alambic c’est alambiqué. Mais pas du tout. Un alambic peut être très rudimentaire. En tout cas on l’a inventé depuis au moins aussi longtemps que la roue, et ça peut mener beaucoup plus loin. Avec un alambic on n’est pas obligé de choisir entre contenir les choses ou les transformer : ça fait le deux en un. Sublimation, condensation – la poésie fonctionne ainsi : ça te chauffe à mort et ensuite c’est la douche froide. C’est réjouissant aussi car c’est contreproductif. Qu’on songe au nombre de patates nécessaires pour faire un verre de vodka. Ou à toutes ces roses effeuillées pour un seul coton imbibé de suave. Aujourd’hui, comme hier, Cécile oscille entre la rose et la patate. 

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